Sweet Troubled Souls

Perhaps the most notable of the private exhibitions was the show of work by Andy Hope 1930, Sweet Troubled Souls: 13 Portraits of Women, on view for a month, beginning in October 2007, in the Parisian apartment of the designer and collector, Yola Noujaim, with support from Hauser and Wirth. The “unusual decor of the apartment” gave rise to “the idea of a portrait gallery in some kind of haunted castle.” Building on the contingencies of the space, Silverbridge created an elaborate scenography that included Hope 1930’s concept of replicas of his face wearing his signature cap transformed into 3D masks—originally to have been worn by dogs. In a conversation, Hope 1930 pointed to the opportunities represented by the impressionable space of Noujaim, noting that “a person returning to this apartment became part of the story … of fallen Hollywood angels. … For a long time,” he continued, “I had already developed a kind of obsession for old Hollywood, with its myths and projections … [and] I always came back to the origins of film noir. Their atmosphere shifts in Sweet Troubled Souls, their twilight character, the contrast of shadow and light.” The “spooky” lighting itself was created by Alain de Moyencourt; and a fur carpet in the bedroom of the apartment designed by Jérémie Bonachera and Nicolas Delbard. Like many RBL enterprises, the exhibition morphed into other projects including a series of photographs and a film shot during the show by Bourgoin and Susin using and prompted by the masks.

Conversation Juli/Andy, “Suite Trubled Souls”, publillé dans “Officiel d’Art”, en 2013.
Andy Hope 1930 : Quand j’ai fait des recherches sur le blog consacré aux grands criminels américains, il m’était encore pas du tout clair que plus tard ça va devenir un titre pour une série de 13 portraits de femmes qui raconterait l’histoire fictive des anges hollywoodiens déchus. Depuis longtemps j’avais déjà développé une espèce d’obsession pour le vieux Hollywood, avec ses mythes et ses projections. C’est aussi bien sur parce que le cinéma a joué un rôle aussi important dans ma vie, dans mon travail. Et si la science fiction des années 50 est pour moi la source la plus importante de référence je reviens toujours aux origines du film noir. Leur atmosphère a déteins sur Sweet trouble souls, sur leur caractère crépusculaire, le contraste de l’ombre et de la lumière. La lecture de Kennet Angers, “Hollywood Babylone”il était Avant tout importante pour ces tableaux. Quand pour la première fois j’ai lu ce livre il m’est devenu clair que cette thématique va devenir une partie de mon travail. La relation entre glamour et le crime ce mélange spécial de décadence, les histoires d’ascension et de chute m’ont fascinées. Ce que Angers appelle justement à un endroit, un Pic nique chic au bord du précipice. Bien sur je ne voulais pas que ces “Sweet trouble souls” soient des références réelles, leur surface étincelle avec les fragments d’eux même ou on trouve des trace de Vérornika Lake et Hedy Lamarr, les deux actrices que j’admirais énormément. Peut-être les “Sweet trouble souls” sont plus les chimères que des portraits de femmes réelles. Leur beauté est plus étrange que classique, elles émanent plutôt l’obscurité et le précipice psychique que la gloire. Veronique Bourgoin a su aussi traduire ce contexte sombre et échapant a l’esprit de “Sweete troubled Souls” dans ses mise en scènes photographiques pendant notre exposition.

… l’endroit où a eu lieu la présentation de Suite Trubled Souls ne pouvait pas être l’espace conventionnel d’une galerie ou d’une institution, cela va de soit. Cet appartement incroyable que tu as trouvé à Paris a été une chance extraordinaire. Ca nous a permis de créer quelque choses d’exceptionnelle, une personne rentrant dans cette appartement devenait une partie de l’histoire. Déjà tout au début de ma carrière, je veux dire pendant mes études d’art à Munich j’ai expérimenté avec des lieux et des espaces alternatifs. Par exemple Pouchmann, où je transformais une exposition en boutique de bazar d’occasion, ou la fantôme galerie en 2009 dans une ancienne boutique de tatouage a Sunset boulevard à Los Angeles. Elle avait l’air d’un appartement abandonné avec les empruntes des ombres sur les murs, sur la place où se situaient les tableaux où étaient posé les meubles. Ces empruntes qu’on pouvait acheter comme des ombres, ce qu’aucun collectionneur n’a fait. L’idée m’est venu quand j’habitais à Munich chez une vieille femme qui était vraiment très sale. Elle avait vécu 45ans dans cet appartement où elle est morte, l’appartement était vidé et d’un coup sur les murs ce trouvaient des auréoles que les meubles ont laissées comme des ombres fantômes, ou les ombres sur le négatif. Des années plus tard j’ai lu “The Cristal World” de GH Ballard, où il s’agit d’une galerie spectrale. Dans le livre il s’agit d’une métamorphose fondamentale dans les colonie française de l’Afrique centrale. Une forêt est atteinte d’un processus de cristallisation progressif qui retire du ciel la lumière du jour et l’absorbe, résorbant au même moment le temps. Dans ce contexte, il s’agit d’une maison abandonnée, qui a été le déclencheur pour le projet Fantôme galerie.