Summoning
When I saw it fully built in Paris for the first time, I had a feeling we were all going to become part of its history. It was in a sorry state, but also elegant and possessing a kind of impassibility that forces you to keep a distance. This blending of metamorphosis and transformation, of beauty and repulsion, where the fascination with a ‘monster’ works not as an opposition between Beauty and the Beast, but as a symbiosis.
Il existe un dessin de Paul Klee dans lequel un meuble, plus précisément une chaise, ressemble a un animal. Ces créatures qui apparaissent comme venus d’un “royaume intermédiaire” comme s’il évoquaient “l’autre coté”, m’ont toujours impressionnées. Ces choses ont les retrouvent dans différents contextes. Chez le réalisateur Ed Wood, la scénographie de films est improvisée de telle manière que les objets développent une forme de vie propre, qui se mélange à celle des acteurs. C’est ainsi avec “Summoning” moitié monstre moitié horloge, “créature out of this world”, d’une beauté au delà des représentations standardisé de culture B et moderne qui déclenche un sentiment de … L’idée que une chose comme celle là, qui appartient à un autre monde, on pourrait trouver quelque part à Paris, au fond poussiéreux d’un vieux magasin de meubles ou de je ne sais quelle puces ou Emmaüs découvert comme un ready made, est pour moi aussi important que de pouvoir immaginer que cette horloge joue un rôle dans un film d’horreur d’une série B. C’est vraie aussi pour moi, quand je l’ai vu pour la première fois à Paris montée, j’ai eu le sentiment qu’on va tous devenir une partie de son histoire. Elle avait un aspect “crash” et en même temps une élégance et une espèce d’impassibilité qui vous garde à distance. Cette combinaison de l’observation et de distance, de métamorphose et transformation, la beauté ou la fascination d’un “monstre” fonctionne non pas comme une opposition entre la belle et la bête, mais comme une symbiose. C’est à partir de tous ces paramètres que “Summoning” déploie son impact. Il y a quelques mois nous avons vue ensemble à Paris l’extraordinaire film de Jack Harnolds; “Créature From The Black Lagun” dans lequel il y a aussi des moments similaires.